PRINTEMPS DES POETES -- Atelier poésie/art plastique -- ''S'EMERVEILLER''

PRINTEMPS DES POETES -- Atelier poésie/art plastique -- ''S'EMERVEILLER''





Peinturlure et gribouillis, sur le thème ''S'émerveiller''.
PRINTEMPS DES POETES -- Atelier poésie/art plastique -- ''S'EMERVEILLER''




Vous ne savez pas combien l'idée de merveilleux convenait ce jour-là; à quel point il en a fallu pour présider à la naissance de ce petit travail plastique.

Et bien si je vous disais que j'aurais très bien pu rebrousser chemin en cours de route, avant d'arriver à l'atelier?
J'ai des yeux pour voir, et des mots pour pensées. Et dans la voiture, sur le trajet, mes yeux ont vu, et mes mots ont pensé. C'était tout ce qu'il me fallait.
 
Qu'ai-je vu, me direz-vous ?
Pas grand chose en fait, rien que de très banal : de l'eau là où il n'y en a pas d'ordinaire. Il a tellement plu ces derniers mois, qu'elle est partout : les fossés débordent, les prés sont partiellement inondés, la forêt devient mangrove par endroits, et même la vigne a droit au bain de pied. Et partout, ces étendues d'eau impromptues jouent les miroirs. L'effet est plutôt chouette, malgré les inconvénients pratiques.
Alors que je roulais dans ma cambrousse en direction de la médiathèque où allait se dérouler l'atelier, j'ai pensée que les flaques ressemblaient à des éclats de miroir reflétant le bleu du ciel. De là à penser ''les éclats de ciel miroitent dans les champs'', il n'y avait qu'un pas que j'ai allègrement franchi. De plus, dans ma tête une phrase tournicotait ''je m'émerveille de la lumière, je m'émerveille de la lumière, je m'émerveille...''. Ça sonnait bien.
J'ai enregistré ça dans un coin de mon cerveau, et me suis occupée d'arriver à l'heure, et de trouver où créchait la médiathèque du bled.
 
1) L'atelier commence sur une première coïncidence:
l'intervenante nous fait visionner un petit film qui encourage à : ''s'émerveiller'' des petites choses, à ouvrir les yeux et son choeur à ce qui nous entoure, qu'il s'agisse de s'émerveiller des gouttes de rosée sur les toiles d'araignées, ou de voir dans les grands arbres d'une forêt, des géants s'extraire de la brume, pour aller vers la lumière.
Moi, je tique déjà : '' Oô !!!! Tiens, que je me dis, ça c'est bizarre. Quelle coïncidence, dis donc !
'Je m'émerveille des merveilles' '', que je me dis in peto.
 
2) Puis nous passons à l'art plastique. La première tâche consistait à peindre entièrement une grande feuille d'une couleur unie : Bleu ciel, jaune pétard, orange pétard, au choix. J'ai choisi bleu . Mais comme le orange et le jaune me tentaient encore, j'ai demandé à pouvoir mettre du jaune que j'ai étiré sur le bleu, ce qui a donné un dégradé Bleu/vert. Du coup ça a orienté la page : ce serait un format portrait, bleu en haut, vert en bas. Vous voyez pourquoi, hein ? La petite balade en voiture, m'avait déjà orientée l'inspiration. Du bleu, du vert.... Presque pas aquatique, tout ça. Ni paysagesque... Donc, deuxième coïncidence (ou plutôt première co-incidence), les choses s'imbriquent d'elles mêmes et s'influencent.
 
3) Je vous le donne en mille, la troisième tâche, celle directement en lien avec le Printemps des Poètes, consistait à écrire une phrase sur le thème ''s'émerveiller'' avec pour amorce ''Je m'émerveille de...''
Nom d'une schtroumfette ! C'est pas possible ? Mais je l'avais déjà, moi, la phrase ! Ça faisait trois heures qu'elle était toute trouvée et qu'elle attendait juste la première occase pour ressortir faire sa maline. Comme je n'ai pas mentionné cette troisième coïncidence (ni les autres), du coup tout le monde a l'atelier a dû se faire une idée de moi complètement fausse. Faut pas croire que l'inspiration me vient comme ça ; particulièrement en présence d'autrui. Et particulièrement pour pondre un truc un peu recherché genre :
''Je m'émerveille de la lumière ; des éclats de Ciel miroitant dans les champs (chants ?), les sillons laborieux, la Vigne ; le creux des prés liquides.''
 Bein, oui, quoi. Comme j'avais déjà le squelette de la phrase, suffisait juste de l'étoffer un peu, ce que j'ai eu tout le temps de faire tandis que les autres participants démunis se débattaient dans les affres de la page blanche.


4) Tâche suivante :
sur la feuille à présent à peu près sèche, dessiner au pinceau et uniquement à la peinture noire, ce que nous inspirait notre phrase, dans l'esprit d'un style de dessin traditionnel indien tel que repris dans ce bouquin:
PRINTEMPS DES POETES -- Atelier poésie/art plastique -- ''S'EMERVEILLER''

Ça a donné à peu près ce que vous avez-vu.
Et puis voilà que pendant que je dessinais, une des participantes s'est penchée sur ma feuille et a parlé d'escargots. ''Euh, quoi ? Que je me dis. Mais qu'est-ce qu'elle raconte, la dame. J'ai pas dessiné d'escargots !'' Hé bein si. Dans mes nuages en colimaçons.
Ce qui colle tout à fait avec le thème de l'inversion (dit ''mundus inversus'' en littérature) introduit par le ciel en miroir dans les champs
= 4ème coïncidence (ou 2ème co-incidence).



Et vous devinerez jamais !
5ème coïncidence !!!!: Aujourd'hui-même. A l'instant.
Alors que je venais de passer une partie de la nuit à refaire à l'huile et à l'encre de chine, le dessin réalisé à la gouache et au feutre lors de l'atelier, et alors même que j'étais en train de taper ce que vous êtes en train de lire, voici que la fille de l'intervenante de cet atelier m'appelle pour des cours d'Anglais. Dingue, non ? Mais nooooon, je parle pas des cours d'Anglais. Mais du fait que cet appel soit justement une incidence de cet atelier. Elle aurait pu m'appeler ce matin, ou dans deux jours. Non. Elle appelle justement au moment où je raconte ce qui s'est passé le 3 mars dans le cadre de l'atelier proposé par sa mère. DONC, OUI ! C'est complètement dingue de co-incidence !!!
 
Je ne sais pas quelles conclusions tirer de tout cela.Ni même s'il y en a à tirer. Je ne sais pas quel sens ça peut avoir, tout ces hasards qui semblent ne pas en être, mais c'est quand même troublant et il y a de quoi s'interroger sur la mécanique cosmique. On pourrait penser que tout est lié, comme dans le vaste réseau d'une gigantesque toile d'araignée, et que tout fait sens. Tout est sens. Toute (est) Essence.
Allez savoir, hein...

Tags : PHOTOS PERSO - DESSIN - PRINTEMPS DES POETES

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.166.141.12) if someone makes a complaint.

Report abuse